Kaosfantasy. Moi, Mor-eldal, Tome 2: Le messager d'Estergat

24 Une famille, ça vaut bien une blessure

On était comme des rois sous les couvertures. Tout était chaud, douillet, merveilleux. Je clignai des yeux, la tête confortablement enfouie dans l’oreiller. À travers les fentes des volets fermés, une lumière ténue s’infiltrait ainsi que la rumeur d’une ville qui sortait doucement de son sommeil… Cela aurait été un réveil magnifique si le visage du Bor ne s’était pas trouvé suspendu au-dessus de moi, avec une expression qui ne me dit rien qui vaille. Je ravalai ma frayeur et, m’éveillant d’un coup, je dis sur un ton innocent :

— « Ayô, Bor… »

Je gaffai. Le Bor me prit par la chemise qu’il m’avait « prêtée » à la demande de sa dame et il me secoua.

— « Bor, ta mère, Quatre-cents ! »

— « M’sieu ! », m’exclamai-je.

Les yeux lançant des éclairs, il leva un poing et l’agita devant moi, menaçant.

— « Ça, tu vas me le payer », grogna-t-il.

Je ne compris pas très bien ce qu’il entendait par là, mais je compris que le Bor était énervé. Et que la dame était déjà partie et n’était pas là pour dire au cher Shyuli de se calmer. Le P’tit Loup, déjà réveillé, se trouvait debout, sur une chaise. Il venait de se tourner pour nous regarder…

Je réagis rapidement. Je sortis du lit en jurant :

— « Je m’en vais, ça court, je m’en vais ! »

— « Attends une minute », me répliqua le Bor. Il me jeta mes habits à la figure. « Rends-moi la chemise, c’est la mienne. Pognefroide m’a fait promettre de te donner un coup de main, pas de te laisser le lit où dort ma dame ! Par les esprits, si tu parles de ça à quelqu’un, je t’arrache la langue et les yeux, compris ? »

J’acquiesçai énergiquement tout en m’habillant à la hâte.

— « Pas un mot, m’sieu. Pas un seul. Moi, je voulais pas manquer de respect. Je le jure. C’est la dame… »

— « Accuse ma dame et tu t’en prends une », m’avertit le Bor, en agitant le poing.

— « Ça court, m’sieu », soufflai-je.

Je remis mes cinq colliers d’un coup, enfonçai ma casquette et pris le P’tit Loup. Je faillis l’interroger sur Frashluc, sur ces huit-cent-quarante siatos, sur cette histoire selon laquelle Pognefroide lui avait sauvé la vie… Mais le Bor était irrité et, quand le Bor était irrité, on ne discutait pas. Ça, je l’avais appris à l’Œillet. Aussi, quand il m’ouvrit la porte, je sortis docilement. La porte se ferma sans même un « ayô ». Je soupirai et murmurai avec une grimace sombre :

— « Ayô, ayô… »

Je descendis les escaliers, laissai le P’tit Loup sur le sol et, dès que je sortis de l’impasse, mon humeur s’égaya de nouveau. C’est que je me rappelai la truite, la partie de cartes, les couvertures chaudes et le visage de bonheur du P’tit Loup… Si seulement Rogan avait pu passer une aussi belle nuit ! Cette pensée me rappela le diamant et ma bonne humeur vacilla un peu. Ce maudit diamant…

Je baissai les yeux sur le blondinet et lui souris.

— « Eh, P’tit Loup. T’as faim ? » Il acquiesça en mâchant dans le vide et il remit deux doigts dans sa bouche sans cesser de me regarder. Je fouillai dans ma poche sans beaucoup d’espoir et soupirai. « Ben, j’ai pas un clou. Mais sûr qu’un de mes camaros doit en avoir. Je parie un cinclous qu’ils sont avec le Vif, pas toi ? », fis-je.

Et nous nous mîmes en route. Il était encore très tôt et il était possible que Manras et Dil, influencés par le Voltigeur, aient plaqué les journaux et soient encore au refuge, dans la maison en ruines au-dessus du ravin de l’Hippodrome. Ils étaient là. Je les vis devant la maison, debout, formant un cercle avec d’autres gwaks et discutant visiblement de quelque chose d’important. Bon, Manras et Dil ne parlaient pas : c’étaient les plus âgés qui le faisaient. Je les rejoignais déjà quand deux d’entre eux se ruèrent l’un sur l’autre et roulèrent à terre, s’arrachant les cheveux et se couvrant de coups de poing. Les autres se mirent à claquer des mains et entonnèrent la chanson de la bataille, qui consistait simplement à répéter : roule, roule… ! Et en effet, les deux adversaires roulaient. Je bâillai et m’approchai de Dil. Je poussai sa tête.

— « Shour ! Tu sais où il est, le Voltigeur ? »

En me voyant, Manras s’écria :

— « Débrouillard ! Ragok a dit à Lin qu’il veut pas payer les vingt-cinq qu’il lui doit ! »

Et Dil me répondit :

— « Je l’ai pas vu cette nuit, Débrouillard. Il a dit qu’on l’attende ici ce matin parce que peut-être qu’il a besoin de renforts pour je sais pas quoi. Il est où, le Prêtre ? »

Je grimaçai.

— « Il va bien », assurai-je. Et, méfiant, je répétai : « Quels renforts ? Il veut faire un double avec vous ou quoi ? »

— « Penses-tu », repartit Manras en riant. Et, baissant la voix comme un comploteur, il me chuchota à l’oreille : « Le Voltigeur, il voltige plus. Il est ambassadeur maintenant. »

— « Ambassadeur ? », répétai-je, sans comprendre.

Manras haussa les épaules, l’air de dire qu’il n’en savait pas plus que moi. Mmpf… Sans chercher à creuser davantage les affaires du Voltigeur, je demandai :

— « Vous avez des clous ? C’est pas pour moi, c’est pour le P’tit Loup. Aujourd’hui, il reste avec vous. Ça court ? »

— « Ça court », acceptèrent-ils tous les deux.

Je leur souris et me tournai vers Ragok et Lin. La bagarre était presque terminée et ce dernier allait l’emporter. Finalement, Ragok allait devoir payer ces vingt-cinq clous… Un coup de poing marqua la victoire. Ils se levèrent tous les deux, boueux et couverts de bleus, et, avec la dignité du vaincu, Ragok serra la main de Lin. Et voilà, tous amis de nouveau.

— « Bon, j’y vais », informai-je mes camaros. « Prenez soin du P’tit Loup. Ayô ! »

Ils répondirent à mon salut et, les mains dans les poches, je m’éloignai dans la rue. J’avais à peine fait quelques pas que j’entendis quelqu’un m’appeler :

— « Doublet, et alors ! »

Je me retournai et vis le Vif sortir de la maison en ruines d’une démarche énergique. Les autres gwaks se turent et suivirent le kap du regard tandis que celui-ci s’avançait vers moi. Il tenait à la main un bâton. Et, quand je vis la tête de lynx sculptée, je soufflai. C’était le bâton que m’avait volé le Vif au printemps.

L’elfe roux s’arrêta devant moi. Il avait grandi et il devait à présent mesurer autant que Yal. Il s’appuya sur le bâton tout en disant :

— « Voyons voir, doublet. D’abord, t’arrives en pleine nuit et tu causes avec le Voltigeur jusqu’au matin, après y’a tes camaros qui viennent et qui s’installent ici et, maintenant, tu nous amènes un marmot. Bon, alors, dis-moi une fois pour toutes, gwak : tu pars ou tu restes ? » La question me prit si à l’improviste que je ne sus quoi répondre et il leva le bâton devant mes yeux en répétant : « Tu pars ou tu restes. »

J’acquiesçai. Je pouvais difficilement donner une réponse plus ambigüe et le Vif roula les yeux.

— « Tu pars ? »

— « Je reste », répliquai-je d’un coup.

La décision n’était pas très difficile à prendre : mes camaros et le P’tit Loup étaient déjà là, je n’avais pas d’autre endroit où aller et le Vif, malgré tout, n’était pas un mauvais type.

Mon doublet arqua un sourcil face à ma brusque réponse et hocha la tête, pensif.

— « Ça, si je décide que tu peux », nuança-t-il.

Je le regardai sans me montrer ni suppliant ni arrogant, et j’attendis son verdict. L’elfe fit tourner le bâton, joua avec celui-ci et observa :

— « Tout bon gwak passe une épreuve avant d’entrer dans ma bande. » Il marqua une pause et ajouta : « Faisons-le tout de suite. Presque tous ceux de la bande sont là, il n’en manque que trois. T’as le temps ? »

Je haussai les épaules et dis :

— « J’ai le temps. »

— « T’as du cran ? »

Je serrai les mâchoires.

— « Sûr, j’en ai », affirmai-je.

Le Vif sourit et m’avertit :

— « Te dégonfle pas. »

— « J’me dégonfle pas. »

— « Et fais pas le malin. »

Je grimaçai et ne répliquai pas. Alors, je reçus un petit coup de bâton sur le bras.

— « Suis-moi. »

Il me tourna le dos et appela les autres gwaks. Nous entrâmes tous dans la maison en ruines. Le Voltigeur avait raison : de là, la vue était magnifique. Au loin, on voyait les arbres de la Crypte, les Ravins, le fleuve qui scintillait…

— « Alors, on est tous d’accord ? »

La voix du Vif me rappela que nous étions en pleine initiation. Tous avaient maintenant formé un cercle autour de moi et de l’elfe roux, et ils corroborèrent par des « naturel », des « ça court » et des acquiescements de la tête. Tous, donc, étaient d’accord pour m’accepter dans la bande. Rien de surprenant : nous nous connaissions tous. Certains étaient même des sokwatas du puits et nous partagions la même misère, la même vie. Et ils me tenaient pour un bon gwak.

— « Manras. Dil. Vous aussi », ordonna le Vif.

Mes camaros entrèrent dans le cercle. Aucun des deux ne semblait savoir exactement ce qui allait se passer. Je leur tapotai le bras pour leur dire que tout était normal et je regardai le Vif dans les yeux.

— « Enlevez vos manteaux et retroussez vos manches », dit le kap.

Nous posâmes nos manteaux et retroussâmes tous les trois nos manches. Tous les autres gwaks observaient la scène comme ils devaient déjà l’avoir fait pas mal de fois, avec des expressions solennelles et attentives. Le Vif sortit enfin un couteau de son sac. Lui aussi avait remonté ses manches et il dit alors :

— « Je jure par mes ancêtres que je protègerai et aiderai ma nouvelle famille. »

Et, sans avertir, il s’entailla le bras. Une fine ligne rouge apparut. Son bras était déjà couvert de cicatrices, observai-je. Sauf qu’on les voyait à peine car les bras du Vif étaient grêlés comme son visage. Il me tendit le couteau rougi de sang.

— « À toi, maintenant. »

Je déglutis et pensai qu’heureusement qu’il fallait s’entailler le bras et pas la main droite, parce que, dans ce cas, ils auraient été surpris de voir que la mienne ne saignait pas. Manras respirait précipitamment et je chuchotai :

— « Calme-toi, Manras. »

J’empoignai le couteau, plaçai la pointe de la lame un peu plus bas que le coude et prononçai, haut et clair :

— « Je jure par mes ancêtres que je protègerai et aiderai ma nouvelle famille. »

J’inspirai une bouffée d’air et, sans trembler, sous le regard attentif de mes futurs compères, j’imitai le Vif et m’entaillai le bras. Je sentis à peine la douleur : j’étais déjà trop habitué à celle-ci à cause de la sokwata. Stoïque, je passai le couteau à Dil et j’allais lécher ma blessure, mais le Vif m’en empêcha en posant une main sur mon épaule. Il me sourit.

— « Bienvenue dans ma bande, doublet. »

Et je sus, à l’éclat de ses yeux, qu’il se réjouissait vraiment de m’avoir dans sa bande. Je souris à mon tour, content d’avoir passé l’épreuve, et nous nous tournâmes tous deux vers mes camaros. Ceux-ci étaient appréhensifs. Sous mon regard impatient, Dil s’empressa de dire la formule, il se fit une coupure assez ridicule et regarda le Vif l’air de demander : ça ira ? L’elfe roula les yeux, acquiesça et lui donna la bienvenue. Manras, par contre, fut incapable de s’entailler le bras et il bredouilla quelque chose comme quoi il avait le tournis. Le tournis, ta mère… Juste pour une petite coupure de rien du tout au bras ? Finalement, je dus l’aider et mon doublet se racla la gorge avant de dire :

— « Bienvenue dans la bande. » Et, tapotant la joue de Manras d’un air railleur, il ajouta : « Une famille vaut beaucoup plus qu’une blessure, shour. »

Manras acquiesça énergiquement.

— « Naturel ! »

Et, comme pour libérer sa tension, il se promena en bondissant au milieu de tous les gwaks présents, montrant sa blessure comme un trophée. On nous donna une bienvenue générale dans un brouhaha chaotique et, après avoir serré pas mal de mains, je méditai les paroles du Vif. Une famille, me répétai-je. Je regardai mes nouveaux compères qui s’éloignaient, bavardaient, se poussaient, bâillaient, se moquaient… et je souris. Ben, naturel. C’était la meilleure famille que pouvait avoir un gwak. Et elle n’avait rien à envier à aucune autre. C’était une véritable famille. Et, maintenant, c’était la mienne. Mon sourire s’élargit. D’un coup, je trouvai qu’être entré dans la bande du Vif était vraiment une bonne décision.

Je posai la main sur la tête blonde du P’tit Loup, qui regardait l’agitation avec une vive curiosité.

— « Ben, tu t’es trouvé une sacrée famille, P’tit Loup, tu peux pas te plaindre, hein ? » Et je me redressai au milieu des ruines, contemplant la vue magnifique. « Bonne mère, comme c’est joli », murmurai-je. Et, m’apercevant que le P’tit Loup ne pouvait pas tout voir de si bas, je le pris dans mes bras en lui disant : « Regarde ça, shour ! Ça te plaît, pas vrai ? Hein que t’aimes la maison ? » Le P’tit Loup ne fit aucun geste et je soufflai, en le reposant par terre. « P’tit démorjé. Bien sûr que tu aimes. On n’est pas aussi au chaud que chez la dame, mais, d’ici, on nous flanque pas à la porte… Eh, qu’est-ce que t’as là ? », m’étonnai-je. Je pris sa main menue. Le marmot empoignait un petit os. En le voyant, je m’esclaffai, attendri. « Bonne mère, tu vas être comme moi ! Suce, comme ça, comme ça, mais ne l’avale pas, sinon tu te fumises. Mon maître disait : là où y’a un os, y’a de l’espoir. Il disait que les os renferment des trésors. Tu me crois, shour ? Des trésors ! »

Le P’tit Loup me sourit, l’os entre les dents. Il avait un air si comique que j’éclatai de rire et continuai à me moquer de lui pendant un moment. Je répétai plusieurs fois que je m’en allais, que j’avais des affaires, mais il y avait toujours quelque chose qui me distrayait. Les sokwatas partagèrent avec moi les meilleurs coins pour chercher de l’asofla et, moi, je leur parlai de l’alchimiste et de ses interminables expériences ; j’aidai à nettoyer la maison avec un balai fabriqué par le kap en personne ; et, finalement, avec Lin le Casse-cou, je grimpai sur le mur délabré le plus haut qui restait debout et, là, en haut, Lin voulut me prouver qu’étant théoriquement fils de musicien, il connaissait plus de chansons que moi. Nous nous mîmes à les énumérer au point de nous lasser… Et, bon, entre une bêtise et une autre, je restai là presque toute la matinée. Finalement, voyant qu’un à un, les compères s’en allaient gagner leur pain, je me décidai à bouger et je pris congé de la troupe. L’heure était venue d’aller sauver Rogan.

* * *

Je récupérai les crochets dans ma cachette en plein Labyrinthe et je me dirigeai vers la Rue de l’Os. Je n’entrai pas dans celle-ci, mais dans la rue parallèle. Je pénétrai dans une impasse et, m’assurant que personne ne pouvait me voir, je me mis à escalader une gouttière jusqu’au toit d’un bâtiment. À un moment, je glissai, mais je m’agrippai plus fortement et, quelques instants après, j’étais en haut, dissimulé entre deux toits, non loin, pensais-je, du Foyer. Et, de fait, après avoir traversé deux toits, je tombai sur un édifice un peu plus haut et je crus reconnaître les deux fenêtres du bureau supérieur, où Korther gardait ses vases, ses livres, ses tapis… Il fallait juste espérer qu’il gardait aussi là ses diamants.

Avançant de tuile en tuile, je m’approchai du mur juste en dessous d’une des fenêtres et tâtonnai à la recherche de prises pour escalader. Je trouvai. Et j’hésitai, m’accroupissant contre le mur, songeur. Il faisait jour. Il n’était pas impossible que quelqu’un me voie depuis la rue ou depuis une fenêtre et alors… j’étais dans de beaux draps. En plus, en principe, j’avais promis au petit-fils de Frashluc de le laisser m’accompagner pour voler la Larme du Vent. Si seulement je pouvais avoir la certitude que celle-ci se trouvait dans ce bureau…

Le ciel s’était couvert de nuages gris et, tandis que je réfléchissais, blotti sur mon toit, des flocons de neige commencèrent à tomber. À force de tant réfléchir, j’étais en train de me congeler.

Je bougeai et me dis que je pouvais au moins aller voir s’il était possible d’entrer par cette fenêtre. Enveloppé d’harmonies grises pour me confondre avec le mur, je commençai à escalader. J’arrivai au bord de la fenêtre et tendis la main droite, convaincu que j’allais trouver une alarme, un piège… Rien.

Je fronçai les sourcils et, avec effort, je me hissai. Le rebord était si ridiculement étroit que ce ne fut pas simple de trouver une position stable. J’examinais l’ouverture en me disant qu’il serait possible d’utiliser un crochet en guise de levier quand, à ma surprise, quelque chose sauta et une masse d’énergie me traversa comme un éclair. Elle me foudroya. Je tombai contre les tuiles de la maison voisine et je serais resté là, étourdi, si je n’avais pas été secoué par des spasmes qui me firent rouler vers le vide. Un coup de chance me fit passer près d’une cheminée et une lueur de bon sens me poussa à m’agripper à celle-ci et à l’utiliser comme appui.

Quand les spasmes se calmèrent, je mis un autre bon moment à détendre ma mâchoire et à respirer normalement. J’avais un horrible mal de tête. Comme si celle-ci allait éclater. C’était un cauchemar. D’une main tremblante, je fouillai dans ma poche et pris quelques tiges d’asofla que m’avaient offertes les sokwatas de la bande. Je les mis toutes dans ma bouche. Mais elles ne soulagèrent en rien ma migraine.

Je soupirai. Bonne mère, quel était ce genre de pièges qui ne se détectaient qu’en les activant ? Korther et ses artéfacts…

Encore tremblant, je retournai dans l’impasse et marchai tant bien que mal avec l’impression d’avoir les muscles roidis. J’arrivai au bout de la rue quand j’entendis une voix sur ma droite.

— « Draen ? »

Je clignai des paupières et ouvris grand les yeux. Oh, non…